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Graff Tour – Toulouse

En mars dernier, j’ai enfin pu faire le Graff Tour proposé par l’Office du tourisme de Toulouse. En effet, cela faisait longtemps que j’avais repéré cette visite mais c’était à chaque fois complet.

Le lieu de rendez-vous se trouve dans le quartier Arnaud Bernard. La visite se fait avec une guide et un graffeur, ce jour-là c’était Mile qui était présent. La première étape du tour est dans le jardin d’Embarthe et découverte d’un « dinosaure », une fresque de Soone qui date des années 90. Un dinosaure est un graffiti ou fresque qui date et qui n’a pas été recouvert. C’est une bonne introduction pour connaitre l’histoire du graff à Toulouse.

Nous continuons la visite dans les rues du quartier et c’est avec surprise que je découvre des fresques que je ne soupçonnais pas.  Nous finissons avec la plus connue faite par la Truskool, crew regroupant des artistes graffeurs comme Tilt, Soone, Der ou encore Tober. Je suis sûre que vous l’avez déjà vue ! !

 

Cette visite est l’occasion d’aller dans plusieurs quartiers de la ville. Nous continuons donc dans le quartier des Minimes. Et je dois dire que j’y ai pris ma première claque. En effet, c’est ici que se trouve la plus grande fresque de Toulouse qui mesure 65 mètres de longs faite par l’artiste 100Taur. Il est vrai qu’elle peut surprendre mais en regardant de plus prêt, nous pouvons y trouver beaucoup de références à différents artistes. Le travail fait y est impressionnant.

Nous continuons en passant par le musée de la poste  avant d’arriver par la gare où j’apprends que le mur de graffitis est auto géré par une association tout comme celui qui se trouve à côté du zénith.

C’est  dans le quartier du Pont des Demoiselle que l’on poursuit la visite, où l’on peut découvrir plusieurs fresques faites par des artistes graffeurs connus comme Jace ou encore Reso.

C’est dans le quartier Empalot que j’ai pris ma deuxième claque. J’y découvre le travail de l’artiste ECB alias Hendrick Beikirch dont la signature est de peindre des visages de personnes du monde exerçant un vieux métier. J’y apprends qu’il était venu une première fois à Toulouse pour peindre le visage du tanneur marocain mais l’immeuble sur lequel a été fait ce visage est voué à être détruit. Il est donc revenu pour faire le visage d’une sibérienne. Coup de chance ce jour-là l’immeuble n’avais pas encore été détruit. Nous avons pu apprécier les derniers jours d’existence de cette magnifique fresque.

 

Petit arrêt minute à côté de l’arrêt de métro Saint- Agne pour voir la Bergère de Mondé et Mayé. En y regardant de plus près on voit tout le travail de calligraphie fait en fond et tous les détails pour la bergère.

Nous finissons le tour avec une fresque de l’artiste Miss Van.  Il est bon à savoir que c’est la seule fresque de Toulouse faite pas une femme. Pour ceux qui connaissent les femmes pulpeuse de Miss Van, on en est loin mais nous pouvons voir l’évolution de l’artiste et c’est ça qui est bien. Personnellement, je trouve que son travail est plein de finesse et de poésie.

Voila le Graff tour c’est fini, j’y ai appris beaucoup de choses notamment que Toulouse est la 2ème ville de France où le street art est présent. J’ai découvert ma ville autrement et je recommande la visite car la guide et l’artiste présents ce jour-là étaient vraiment sympa, nous ont bien informé et ont répondu à toutes les questions.

De plus, c’est une visite qui est appelée à évoluer. En effet, le propre du street art est qu’un jour ou l’autre le graff peut être recouvert, c’est le jeu. Donc ce jour-ci j’y ai découvert ces œuvres mais demain il y en aura d’autres qui vont apparaître d’autant plus que des festivals comme Mr Freeze ou Rose Béton prennent de plus en plus d’importance dans la ville et permettent à des artistes connus de pouvoir laisser une trace sur les murs de Toulouse.

Si vous aimez le street art je vous conseille d’aller faire un tour du côté de l’espace Cobalt.

Et je finirai par dire que pour avoir vu du street art dans plusieurs villes d’Europe comme Berlin, Vienne, Paris et même Londres, et bien Toulouse n’a pas à rougir, et ça fait plaisir !

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